15 novembre 2007
C'est la guerre!
Euh... la grève! Une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter un épisode de ma vie.
Aujourd'hui j'ai décidé d'aller travailler. Et croyez moi, aller bosser
en temps de grève relève déjà de l'exploit. Mais quand on est malade
(un peu) et qu'on trimballe un sac (lourd) rempli de dossiers de
presse, ça relève de la mission suicide.
Je m'étais tout de même
préparée un minimum : pas de talons (mais à la fin de la journée ma
semelle se décollait) et pas de boutons en vue, des fois qu'on me les
arrache dans la cohue.
En général, je mets 45 minutes (environ) pour aller au bureau. Ce
matin, j'ai mis 2h10. Et je suis fière, car j'ai tenu bon et je suis
arrivée à bon port!
Le retour, ce soir était plus rapide (1h30) et pourtant tellement plus
éprouvant ! Sur le quai de la ligne 1, le métro arrive. Fort
heureusement pour moi, j'avais bien observé Chabal pendant la coupe du
monde de rugby et je réussi à me faufiler dans le wagon façon
cartouche, abonnant lachement mes collègues sur le quai. A l'intérieur,
mon corps forme une courbe étrange... Disons que les lois de la
physique et de la gravité aurait voulu que je tombe. Mais bien sûr, on
est tellement serrés que ce n'est pas le cas. Je tiens miraculement
debout, même si mon buste penche dangeureusement sur la gauche alors
que mes jambes restent bien droites. C'est mon kiné, sosie presque
parfait de Gérard Jugnot qui ne serait pas content (et ma scoliose non
plus - ah! la génération des cartables trop lourds).
A chaque stations, 3 personnes descendent, 6 montent. (On est tous
logés à la même enseigne! Quand on est dehors, on veut rentrer, et
quand on est dedans... on veut respirer!) Et à chaque station, on est
tous entraînés dans la danse. (Emporrrrtez par la foullleeeeeee) A un
moment, je me retrouve contre la barre. Mauvais plan. Oui parce que
quand le métro tourne, tout le monde se tombe dessus. Quand on tombe
sur vous, vous tombez sur quelqu'un d'autre. Question de logique.
Mais quand on est contre la barre... on a beau tomber sur vous, la barre elle, ne bouge pas, quoi.
ça fait mal.
Et puis du haut de mes 1m66, je n'en mène pas large. Les grands
m'étouffent et me cognent la tête avec leur bras qui tentent vainement de
s'accrocher à quelque chose. Quant aux petits... ils me font manger
leur moumoute. (Je préfère vous épargner les haleines fétides que l'on
respire dès le matin - et le soir après une dure journée de labeur, ni
les quelques perfides qui profitent de l'agitation pour lacher
discrètement une caisse digne d'une boule puante). Après tout ça,
j'arrive enfin à Saint Lazare (pas d'autre choix pour rentrer dans ma
banlieue) Et là, surprise.
En haut de l'escalier, il y a foule. (nan, franchement, est-ce que
c'est vraiment une surprise???) On avance à 500m/heure (et encore je
suis gentille). J'ai l'horrible sensation d'être prisonnière dans un
concert des Tokio Hotel. Je n'ai jamais vraiment aimé la foule. Alors
la foule qui pue et qui beugle, très peu pour moi. Enfin bon, j'ai tout
de même un espoir. S'il y a tellement de monde en haut de cet escalier,
c'est peut-être qu'il y a un quai au bout. 
Erreur. Ce serait trop facile. En fait, cet escalier mène à un autre
escalier qui mène à un escalier, qui mène à un escalier, qui mène à un
escalier qui lui mène au quai du métro. Tout à coup, alors que j'avance
comme je peux, j'entends un bruit de tissu qui se déchire. Et ce bruit est
très proche, trop proche! Et pourquoi mon pied droit n'avance plus? Je
me retourne et je vois un mec debout sur un lambeau de mon pantalon.
Trop blasée pour dire quoi que ce soit, je continue ma route avec
désormais deux objectifs : rentrer chez moi et rester habillée. Je
rassure les âmes sensibles tout de suite.
Mission accomplie.
Ps : Bientôt je vous reparle beauté, c'est promis !
Commentaires
Mon dieu ma zouzou mais quelle horreur !
Vivement que ça se termine ...
Je vais te dire un truc même combat en vélo en ce moment, je roule avec genre euh ... 50 autres vélos sur les ... trottoirs !!!
Je me suis même fait arrêter hier ! Heureusement un grand sourire et j'ai pû repartir,
moi ce jour de gréve ça me rappelle surtout un jour où on voulait partir quelque part et qu'on a pas pû y aller, oui tu sais de quoi je parle ;)
Bon allez t'es saine et sauve c'est le principal !
Bisoux,
xxx
Ps : Quel pantalon Mo ? Quel pantalon ?!
Bon ....
...courage! au moins aux US on n'a pas ce probleme lol
bises
1ère question : yes Fanny, quel pantalon ???
2ème question ou affirmation : le principal est que tu sois en vie ! lol... non mais sans rires, profite de ton week-end, repose toi à fond... et puis viens prendre le thé (cherche pas, je suis en manque en ce moment, de moment filles lol)...
énormes bisous
ah ma pauvre:-( il est clair que cela ne devait pas être très marrant! bah dis toi qu'il y en a qui ont vécu des moments pires que toi, la copine du frère jumeau de yoann (tu suis? lol) a vomi ds le rer b en allant en cours et justement pdt les grèves qd il était bien bondé... déjà elle était pas bien (et oui hiver rime avec épidémies de ts genres) et + le monde, la chaleur etc. ça lui a été "fatal"
Rhaaaa bon sang cette grève , je n'en peux plus!J'ai passé la nuit dernière à l'hôtel pour pouvoir assurer mon service à l'hôpital ce matin à 7h!Grrrrrr
Courage elle n'est pas encore finie!
Bises
Fan : j'avais répondu à ton comm y'a deux jours et je vois que ça n'a pas marché ! Ne t'en fais pas pour le pantalon, c'est un vieux kiliwatch :)
Delphine : merci!
Ophélie : ce serait avec plaisir. Tu veux pas venir toi ? :D vivement dimanche!
Gaelle : il y a tjs pire ! mais alors là j'avoue... beurk
Meera : non, on est repartie pour un tour demain! bon courage à toi aussi:)
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